L’actualité en rafales : cannabis, tabac et balados

L’image présente un mégaphone jaune placé au centre, comme élément principal. Il est entouré de plusieurs objets symboliques, tous disposés sur un fond bleu vif avec des rayons lumineux d’un bleu plus pâle qui émanent du centre, attirant l’attention vers le mégaphone. Autour du mégaphone, on trouve : - Une balance de justice dorée, représentant le droit. - Un symbole de dollar doré. - Un marteau de juge en bois, associé au système judiciaire. - Une feuille de cannabis verte. - Un microphone rétro argenté et doré, qui représente une série de baladodiffusions. - Une vapoteuse rouge et argentée. - Une vapoteuse brune et grise. - Un crochet bleu encerclée, utilisée pour indiquer une approbation.


L’image est composée de trois éléments principaux disposés sur un fond jaune uni : - À gauche, on voit une feuille de cannabis verte. - Au centre, il y a un signe plus vert, associé à la santé. - À droite, on trouve une vapoteuse en forme allongé rouge et métallique.

La Société québécoise du cannabis (SQDC) vendra dès cet automne des vapoteuses pour le cannabis.

Il semble y avoir une dissonance entre les efforts de prévention déployés contre la cigarette électronique et la mesure qu’a adoptée le gouvernement québécois d’offrir des vapoteuses à cannabis dans ses succursales de la SQDC.

Selon l’Enquête québécoise sur le cannabis de 2023, 25 % des personnes consommant du cannabis vapotent également. C’est, selon Stéphanie Gagné, directrice de la Mise en marché à la Société, une solution de rechange légale aux produits de vapotage de cannabis, qui sont illégaux, et potentiellement dangereux. Mais ce qu’il faut comprendre est que ces produits ne sont pas contrôlés et, qu’elles soient légales ou non, les vapoteuses de cannabis présentent des risques pour la santé.

Cet ajout à l’éventail des produits de la SQDC est une manœuvre afin d’attirer les consommateur·rice·s qui tardent à se tourner vers une source d’approvisionnement légale. Quoi qu’il en soit, il est à souhaiter que cette mesure n’ait pas comme conséquence de banaliser les effets néfastes des vapoteuses ni de donner l’occasion de consommer du cannabis aux personnes qui ne vapotent pas.


 L’image est présentée sur un fond jaune vif. Au centre, on voit une balance blanche en forme de bascule : - Sur le côté gauche de la balance, il y a six silhouettes humaines bleues. - Sur le côté droit, il y a un grand symbole de dollar jaune, plus volumineux que les figures humaines, ce qui donne l’impression qu’il pèse davantage sur la balance. À droite de la balance, on trouve un cercle blanc contenant une coche verte à l’intérieur d’une case noire.

Le recours collectif contre le tabac : un nouveau mode d’emploi

Le recours collectif contre les fabricants de tabac entre dans une nouvelle phase. Une entente récente permet aux personnes concernées de réclamer plus facilement une indemnisation. Voici les critères ainsi que les démarches à suivre.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le recours collectif intenté contre les fabricants de cigarettes au Québec. Grâce à une entente conclue entre les avocats du recours CQTS-Blais, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) et la firme Proactio, les démarches pour obtenir une indemnisation seront désormais beaucoup plus simples pour les victimes du tabac et leurs proches.

Une procédure plus accessible

Jusqu’ici, les personnes souhaitant faire une réclamation devaient souvent fournir des documents médicaux complexes, voire introuvables, surtout dans le cas de victimes décédées. Cette nouvelle entente change la donne : les membres admissibles n’auront plus à transmettre leur numéro d’assurance maladie ni leurs dossiers médicaux. Proactio se chargera de valider les informations médicales directement auprès des autorités compétentes, quand il est possible de le faire.

Cette simplification vise à éviter les délais et à désengorger les institutions publiques. Les responsables du recours recommandent donc de ne pas entreprendre de démarche individuelle auprès de la RAMQ ou des établissements de santé, sauf si Proactio en fait expressément la demande.

Une représentation collective, sans frais

Cette bonne nouvelle s’accompagne d’une autre. Aucune démarche juridique personnelle n’est requise. Les avocat·e·s du recours représentent déjà l’entièreté des membres admissibles, et les services offerts par Proactio sont gratuits. Il n’est donc pas nécessaire d’engager un·e avocat·e ou un·e autre intermédiaire pour déposer une demande.

Êtes-vous admissible?

Pour être reconnu comme membre du recours et recevoir une compensation, il faut répondre à trois critères :

  • Avoir fumé au moins 87 600 cigarettes produites par Imperial Tobacco, Rothmans, Benson & Hedges (RBH) ou JTI-MacDonald, entre le 1er janvier 1950 et le 20 novembre 1998.
  • Avoir reçu, avant le 12 mars 2012, un diagnostic de l’une des maladies suivantes :
    • cancer du poumon primaire;
    • cancer épidermoïde primaire du larynx, de l’oropharynx ou de l’hypopharynx (cancer de la gorge);
    • emphysème ou maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), stade GOLD III ou IV.
  • Avoir été résident·e du Québec au moment du diagnostic.
Une indemnisation sans précédent

Ce recours collectif, le plus important jamais entrepris contre l’industrie du tabac au Canada, prévoit le versement de 4,25 milliards de dollars aux victimes québécoises. Selon les cas, les indemnités pourraient atteindre jusqu’à 100 000 $ par personne.

Ce règlement marque une victoire historique pour les milliers de Québécois·es ayant subi les ravages du tabac. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur recourstabac.com. Vous pouvez aussi visionner cette vidéo explicative sur le site du Conseil québécois sur le tabac et la santé.


L’image est sur un fond jaune vif. Elle contient deux éléments principaux : - À gauche, il y a un texte en français qui dit : « C’est pas juste du vapotage » Le mot « du vapotage » est barré. - En dessous du texte, on voit un logo avec les lettres « cqts » du Conseil québécois sur le tabac et la santé. - À droite, il y a un microphone rétro, de style ancien, en position verticale dans un rond blanc.

De nouveaux épisodes de balados pour s’informer

Afin de poursuivre ses efforts visant à mieux appuyer la prévention du vapotage chez les jeunes, le CQTS (Conseil québécois sur le tabac et la santé) a créé trois nouveaux épisodes de sa série de baladodiffusions intitulée C’est pas juste du vapotage. Destinées aux parents, aux intervenant·e·s scolaires et communautaires ainsi qu’aux professionnel·le·s de la santé, ces formations sont accessibles à tout moment. Les nouveaux épisodes viennent compléter les précédents, lancés à l’hiver 2024.

Les formations d’une dizaine de minutes proposent une synthèse des préoccupations soulevées par les intervenant·e·s au sujet de la consommation de nicotine chez les jeunes. Présentés en trois épisodes indépendants, les sujets abordés sont les nouveaux produits de nicotine, l’implication des parents dans la prévention du vapotage et la démarche de cessation nicotinique. Chaque épisode met en dialogue un·e expert·e ainsi qu’une personne touchée par le problème, pour jumeler la connaissance et le vécu. Le ton est bienveillant, éducatif et accessible.

Les épisodes portent les titres suivants :
  • Épisode 6 : Les dérives de l’industrie (sachets de nicotine)
  • Épisode 7 : Parler du vapotage avec son enfant
  • Épisode 8 : Entamer une démarche d’arrêt

Les nouveaux épisodes seront en ligne dès le 15 septembre dans la section intitulée Baladodiffusions – C’est pas juste du vapotage sur le site du CQTS.

Caroline Normandin, Ph. D.