La prévention et la cessation du tabac et du vapotage chez les jeunes au Québec

Le 31 mai prochain sera la Journée mondiale sans tabac, au terme d’un mois rempli de projets en prévention et en cessation, tant pour le tabac que pour le vapotage.

Les projets de lutte contre le tabagisme et le vapotage de ce printemps touchent majoritairement les jeunes et les adolescents du secondaire. Plusieurs organismes prévoient des campagnes et des activités dans le but de faire de la prévention ou bien d’inciter les jeunes à cesser de fumer ou de vapoter. Ces initiatives sont d’autant importantes qu’en 2019, 4 % des jeunes de 11 à 17 ans fumaient la cigarette et 21 % des jeunes du même âge vapotaient. Si la consommation de tabac chez les jeunes est en baisse, le vapotage, lui, est en hausse depuis ces dernières années, ayant grimpé de 4 % en 2013 à 21 % en 2019 chez les élèves du secondaire.

Tableau 1. Renseignements à retenir sur les activités de prévention et de cessation se déroulant en mai.
EPAV média ou l’envers de la vape

EPAV média présente, comme son nom l’indique, l’envers de la vape sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram et YouTube. La campagne se penche sur les méfaits de la VAPE par l’entremise d’une minisérie documentaire. On y retrouve Mathilde, une adolescente qui mène une enquête sur le vapotage en allant à la rencontre de spécialistes. Les diverses thématiques abordées sont la dépendance, les stratégies de marketing et l’environnement. Ce deuxième volet de la campagne EPAV média bat son plein depuis le 18 avril, et se prolongera jusqu’au 27 mai. Il s’agit d’un projet réalisé par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) destiné aux adolescents de 12 à 17 ans.

Commence pas à fumer

Il n’est jamais trop tôt pour faire de la prévention afin d’éviter que les jeunes ne se mettent à fumer. Le Réseau du sport étudiant québécois (RSEQ) s’adresse à une clientèle assez jeune, ayant de 11 à 15 ans, puisque l’âge moyen de l’initiation au tabac est de 13,3 ans. En plus de promouvoir le sport et les saines habitudes de vie, le RSEQ travaille à la prévention du tabagisme grâce à sa campagne Commence pas à fumer, qui se déroulera au cours du mois de mai.

VAPE : le grand renversement

Une activité clés en main portant sur l’impact social du vapotage, c’est ce que propose le CQTS avec VAPE : le grand renversement. Destinée aux élèves du premier cycle du secondaire, soit les jeunes de 11 à 14 ans, elle permet de dévoiler et de comprendre ce qui se cache derrière les apparences trompeuses du vapotage. Elle présente également des moyens de résister au vapotage en mettant l’accent sur l’action et le pouvoir d’agir des jeunes. Liée à la campagne EPAV média, elle suit le parcours de Mathilde, qui, dans la minisérie documentaire précitée, consulte des experts afin d’obtenir des réponses à ses interrogations. Non seulement l’activité vise-t-elle la prévention du vapotage, mais elle intègre les compétences du référent ÉKIP, telles que l’adoption de comportements prosociaux et l’engagement social.

Échappe La Vape

Échappe La Vape est une initiative réalisée par des étudiants en médecine qui ont à cœur la sensibilisation, la prévention et la cessation du vapotage chez les jeunes de 12 à 17 ans. Le projet compte plusieurs objectifs, notamment celui de contester l’aspect « cool » du vapotage, de fournir des trucs et astuces pour résister à la pression des pairs, et davantage encore. Pour ce faire, on offre gratuitement des ateliers éducatifs d’une durée d’environ quarante-cinq minutes aux écoles secondaires qui en font la demande, tout au long de l’année. Plus précisément, la campagne consacre le 3 mai en tant que journée anti-vapotage. Cette activité regroupera une trentaine d’écoles secondaires afin de sensibiliser les étudiants aux méfaits du vapotage. De plus, on organisera un volet d’engagement qui invitera les étudiants à devenir des ambassadeurs du projet.

Le Nico-Bar et le défi de l’automne 2021

Le Nico-Bar virtuel, mis sur pied par la Société canadienne du cancer, a récemment annoncé les gagnants de son défi invitant les participants à ne pas fumer pendant sept jours. Pourquoi sept jours? Parce qu’il s’agit de la période la plus difficile du processus de cessation. Ce défi donne la chance aux participants de gagner plusieurs prix en argent, ce qui incite donc les jeunes adultes à participer. La visite du Nico-Bar se veut interactive et éducative. Elle propose d’abord une carte de cocktails qui décline les produits toxiques que renferment les cigarettes. La visite se poursuit à la salle de bains, où se dévoilent les méfaits de la cigarette sur l’apparence. Elle se termine par des trucs et astuces sur la cessation tabagique. Les fumeurs sont par la suite dirigés vers le SMAT, le Service de Messagerie texte pour Arrêter le Tabac, les Services J’ARRÊTE, la ligne J’ARRÊTE ou les Centre d’abandon du tabagisme. Pour sa dernière édition, le Nico-Bar a fait trois gagnants. « Grâce au défi Nico-bar, j’ai eu l’aide nécessaire pour arrêter de fumer », raconte Amélie, alors que Raphaël a « vraiment aimé le support de Nico-bar pendant la semaine ». Debbie, elle, s’est inscrite en tant qu’accompagnatrice afin d’avoir plus de ressources pour aider les gens de son entourage à cesser de fumer. Le Nico-Bar reviendra cette année avec une nouvelle formule invitant également les vapoteurs et vapoteuses à se joindre au défi.

Caroline Normandin