Qui arrête de fumer gagne

Défi tabac, 12e édition

Acti-menu aurait beau faire valoir que son Défi « J’arrête, j’y gagne ! », qui consiste à arrêter de fumer pendant six semaines, a été relevé avec succès par environ 200 000 personnes depuis l’an 2000, ou dire qu’en moyenne 23 % des fumeurs inscrits à neuf des onze précédents Défis réussissaient encore à se passer de tabac un an après leur participation : ces statistiques valent rarement autant, pour la motivation de plusieurs candidats à l’arrêt tabagique, que des témoignages personnels. Alors pour stimuler les inscriptions de fumeurs au 12e Défi, qui se tiendra du 1er mars au 11 avril 2011, les organisateurs ont fait appel aux témoignages de quelques-uns de ses anciens.

Ayant vaincu la cigarette, Johanne, 53 ans, et Louis, 30 ans, témoignent de leur réussite dans l’annonce télé du Défi.

Certes, on pouvait déjà lire des témoignages d’ex-fumeurs sur le site internautique du Défi tabac, depuis plusieurs années, et la tradition s’est poursuivie en 2010, avec une page Facebook en renfort.  Mais pour la campagne de 2011, une poignée de ces vainqueurs d’un combat personnel contre une toxicomanie des plus répandues ont bien voulu aboutir sur les affiches imprimées et dans les annonces télévisées du Défi, avec leur visage au sourire conquérant et des messages inspirants pour les fumeurs qui n’ont pas encore remporté leur bataille.  Les vedettes du moment s’appellent Louis, Martin, Anie, Louis-Alain et Johanne; ces anciens fumeurs ont la trentaine ou davantage; aucun n’est membre de l’Union des artistes; et peut-être sont-ils vos voisins.

Le Défi « J’arrête, j’y gagne ! » de 2011 a aussi une porte-parole plus officielle.  Il s’agit de la Dre Roxane Néron, une spécialiste en arrêt tabagique qui croit que la clef du succès, pour qui tente d’arrêter de fumer, s’avère la préparation.

Sachant, grâce aux fréquents sondages de Statistique Canada, qu’environ la moitié des fumeurs au Québec ont fait durant l’année au moins une tentative d’arrêter, la Dre Néron et Acti-menu appellent chaque fumeur à mieux se connaître et à informer son entourage de sa décision.

Parmi divers courts textes publié sur le site defitabac.ca, on trouve le questionnaire de Horn, qui aide, autant le non-fumeur qui veut épauler les tentatives de décrochage d’un fumeur que ce dernier, à mieux savoir par où prendre le problème.  Saviez-vous qu’il y a des fumeurs « compulsifs », des « entre-deux-chaises », des « épicuriens  », des « irréductibles » et des « sentimentaux » ?  Chaque type a ses croyances et ses habitudes.  Certains adeptes du tabac ont une dépendance plutôt physiologique, d’autres une dépendance davantage psychologique et sociale.  Tous doivent cependant savoir que des ressources sont à leur disposition au Québec.

Pour rafraîchir les mémoires à ce sujet, l’hivernal Défi « J’arrête, j’y gagne ! » a été depuis plusieurs années une occasion saisie par le ministère de la Santé et des Services sociaux et ses directions régionales de santé publique, par la Société canadienne du cancer, par les pharmacies du Groupe Jean Coutu, ainsi que par Pfizer et Novartis, deux fabricants de produits de désaccoutumance remboursés par les assurances-maladie. Toutes ces organisations, auxquelles s’est ajoutée depuis deux ans la firme de télécommunication Telus, collaborent avec Acti-menu pour recruter, conseiller et soutenir les volontaires du Défi tabac parmi le million et demi de nos compatriotes qui fument.

En s’inscrivant au Défi « J’arrête, j’y gagne ! », le participant aura son dossier personnel, se verra remettre une trousse d’aide chez Jean Coutu et pourra recevoir des courriels d’encouragement J’écr@se.   Le candidat à l’arrêt tabagique qui est moins branché ou qui préfère la voix humaine aux écrans peut, non seulement durant le Défi, mais durant les 46 autres semaines de l’année, parler avec un agent de la ligne 1-866-JAR-RETE. Il peut aussi obtenir une consultation personnalisée et gratuite avec une personne spécialisée en arrêt tabagique employée par les directions régionales de santé publiques.  L’histoire se passe dans un Centre d’abandon du tabac près de chez vous.

Pierre Croteau