Québec poursuit sa campagne d’information sur l’entrée en vigueur de la Loi sur le tabac

Le 17 décembre approche

Par Lucie Desjardins

Le ministère de la Santé et des Services sociaux entame le deuxième volet de sa campagne d’information concernant la Loi sur le tabac qui interdit l’usage du tabac dans les milieux de travail et dans la plupart des lieux fermés où l’on accueille du public. Dès la fin septembre, le ministère procédera à l’envoi de dépliants d’information générale spécifiquement conçus pour la population.

Ce document présente la loi en général, toutefois, il est surtout axé sur l’usage du tabac dans les lieux visés par la loi et la vente des produits du tabac. C’est de trois à quatre millions d’exemplaires qui circuleront afin de rejoindre la population par le biais des CLSC, des cliniques médicales, des pharmacies et des répondants tabac. Les entreprises recevront, elles aussi, ce document et pourront le mettre à la disposition du public.

Par ailleurs, l’équipe de Service de lutte au tabagisme du ministère de la Santé et des Services sociaux travaille en étroite collaboration avec les Directions de santé publique afin d’être présente auprès de la population, dans le cadre de cette campagne de soutien et de support, précise Maurice Pleau, responsable du plan d’information au ministère.

M. Pleau indique qu’à partir de questions soumises par des associations ou encore des exploitants, l’équipe du ministère sera disponible pour fournir de l’information complémentaire. « Lorsqu’il nous sera soumis des interrogations concernant entre autres des difficultés d’interprétation de la loi ou des demandes de précisions, l’équipe se fera un plaisir d’échanger de l’information ou encore de rédiger des documents afin de répondre aux besoins spécifiques de l’exploitant ou d’une association. »

En octobre et en novembre prochain, deux parutions publicitaires circuleront dans les quotidiens français et anglais. Toutefois, aucun message ne sera diffusé dans les médias électroniques. « Nous avons un budget d’un million dont le tiers est utilisé pour les frais d’envoi. En terme de budget, nous privilégions la réimpression et la création d’outils complémentaires plutôt que les médias électroniques, lesquels sont très dispendieux », souligne M. Pleau.

Après cette deuxième phase, une troisième est envisagée pour l’année 2000 et vraisemblablement, focalisera sur des éléments et des besoins particuliers. « Elle viendrait apporter des correctifs à une mauvaise application de la loi, par exemple », ajoute M. Pleau.

Depuis juin, plusieurs placements publicitaires ont été faits dans divers quotidiens et magazines d’affaires afin de rejoindre d’abord les exploitants, les responsables d’établissements et les employeurs. Un guide d’information leur a été envoyé contenant des renseignements nécessaires à la compréhension de la loi, particulièrement en ce qui a trait à la restriction de l’usage du tabac. Outre les définitions de certains termes utilisés dans la loi, le but de la loi, les responsabilités et obligations de l’exploitant ainsi que les modalités concernant chacun des lieux visés par la loi sont présentés.

Enfin, quelques informations sont consacrées aux règles sur l’aménagement possible des fumoirs ou d’autres espaces pour fumer. Les mesures touchant la vente, la publicité et la promotion des produits du tabac sont sommairement abordées. C’est 220 000 exemplaires qui ont été mis en circulation.

Concurremment, un site Internet a vu le jour le 22 juin dernier et a été visité par près de deux mille personnes. La partie « Questions et réponses » sera bonifiée selon les besoins (www.msss.gouv.qc.ca/loi-tabac).

La Loi sur le tabac, qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en juin 1998, établit entre autres, de nouvelles règles applicables quant à l’usage des produits du tabac dans les milieux de travail et dans la plupart des lieux fermés où l’on accueille du public.

Cette campagne d’information veut sensibiliser les exploitants et la population afin que la loi soit respectée par tous. Toutefois, comme le précise M. Pleau, « le gouvernement n’a pas l’intention de noyer le Québec d’inspecteurs pour faire respecter la loi. Nous allons informer, sensibiliser plutôt que pénaliser. »

Dans un autre ordre d’idée, certaines restructurations administratives sont présentement en cours au ministère, cependant, le Service de lutte au tabagisme et son équipe demeurent inchangés. Néanmoins, Andrée Bernard, qui remplissait les fonctions jusqu’à tout récemment de directrice de l’équipe, a quitté son poste et occupe présentement celui de directrice au Secrétariat à la jeunesse. Lise Talbot est la nouvelle directrice du Service depuis le 25 août.