Moins de cancers grâce à la cessation tabagique

Isolated on white background cigarettes with orange and white fiLes cas de cancer devraient augmenter considérablement au cours des 25 à 30 prochaines années. Heureusement que la baisse du tabagisme modère cette tendance! En effet, les fumeurs qui ont cessé de fumé depuis les années 1980 ou 1990 ont eu un impact majeur sur le système de santé canadien. C’est surtout grâce à eux si, durant les quinze prochaines années, les nouveaux cas de cancer du poumon (ajustés pour l’âge) devraient diminuer. Sans mentionner que la baisse du tabagisme a aussi contribué à réduire les décès dus à tous les types de cancer. C’est ce qui ressort, entre autres, d’une étude sur le futur du cancer au Canada publiée dans les Statistiques canadiennes sur le cancer 2015, préparée conjointement par la Société canadienne du cancer (SCC) et l’Agence de la Santé publique du Canada.

De 2003-2007 à 2028-2032, l’incidence du cancer du poumon va augmenter plus rapidement que le nombre de citoyens, mais c’est surtout à cause du vieillissement de la population. Par contre, grâce aux fumeurs qui ont écrasé au fil des années, il y aura moins de nouveaux cas de cancer du poumon que de nouveaux cas de cancer colorectal, de la prostate et du sein. Cette évolution souligne l’importance de la prévention quand on parle de tabagisme puisque celle-ci est beaucoup plus efficace que le traitement du cancer du poumon. En effet, avec les technologies actuelles, détecter ces cancers de manière précoce coûte cher par rapport au nombre de vies sauvées, selon les calculs de la SCC. Bref, la cessation tabagique constitue une bonne nouvelle autant pour la santé des Canadiens… que pour les finances publiques.

Anick Perreault-Labelle