(Brèves en page 15 du bulletin imprimé)

Journées annuelles

Les Journées annuelles de santé publique (JASP) reviennent pour une 8e édition du 29 novembre au 2 décembre prochains, à l’hôtel Reine-Élizabeth de Montréal. Avec pour thème « Sur tous les fronts, bâtir la santé », les JASP 2004 traiteront des différents facteurs (maladies, alimentation, environnement) qui influencent la santé. En tout, plus d’une trentaine de sujets seront approfondis pendant ces quatre jours de formation.

Comme nouveauté, les organisateurs proposent aux participants quatre ateliers méthodologiques abordant la gestion de la santé publique, l’utilisation de la littérature scientifique, la rédaction persuasive de même que les relations avec les médias. Il est préférable de réserver tôt car les places sont limitées.

Une journée entière est consacrée à la problématique du tabac. Le mardi 30 novembre, sept intervenants et chercheurs de renom démystifieront le tabagisme féminin. Ils expliqueront entre autres comment les compagnies de tabac ciblent cette clientèle particulière. Le tout se terminera par une table ronde animée par le Dr Fernand Turcotte, professeur de santé publique à l’Université Laval. Les intervenants seront : Stella Aguinaga Bialous, Jennifer O’Loughlin, Lorraine Greaves, Roxane Néron, Alain Rochon et Ann Royer.

Le programme officiel des JASP 2004 est disponible sur le site Internet de l’Institut national de santé publique du Québec, au www.inspq.qc.ca.

Universités et collèges financés par l’industrie

Une étude, réalisée ce printemps pour le compte de Médecins pour un Canada sans fumée (MCSF), révèle que plusieurs universités et collèges canadiens sont financés par les cigarettiers pour promouvoir l’usage du tabac. Une vingtaine de jeunes chercheurs ont enquêté sur 22 universités et 13 collèges répartis dans les 10 provinces et deux territoires.

Toutes les universités sondées ainsi que la moitié des collèges affirment avoir reçu de l’argent des compagnies de tabac au cours de l’année 2003. Ces placements prennent surtout la forme de commandites lors d’événements spéciaux ou de publicités dans les bars et les journaux étudiants. Dans ces établissements, l’absence de politiques antitabac claires et le manque de financement facilitent l’entrée des compagnies de tabac sur les campus.

D’après une récente étude de Santé Canada (Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada), il y a 50 % plus de fumeurs chez les jeunes adultes en âge d’aller au collège ou à l’université que dans la population en général.

Pour plus de détails sur la promotion du tabac dans les établissements d’enseignement post-secondaire, le rapport Tobacco Control Policies Among Universities and Colleges in Canada, est disponible (en version anglaise) sur le site de MCSF au www.smoke-free.ca/campus.

Gilles Lépine quitte la lutte antitabac

Après avoir passé plus d’une vingtaine d’années à la direction de l’Association régionale du Sport étudiant de Québec et Chaudière-Appalaches (ARSEQCA), Gilles Lépine a quitté ses fonctions, cet été, pour devenir coordonnateur du programme des activités d’excellence sportives du Rouge et Or (les équipes d’élite de l’Université Laval). Militant aguerri, M. Lépine a même été mis en demeure par les trois principaux cigarettiers canadiens, à l’automne 2003, pour sa campagne De Facto, qui avait pour mandat de dire la vérité sur l’industrie du tabac.

Son collaborateur et ami Daniel Veilleux le remplace au poste de directeur général. Oeuvrant pour l’ARSEQCA depuis maintenant huit ans, M. Veilleux était jusqu’alors responsable des communications et de la prévention du tabagisme. S’il est aussi déterminé que son prédécesseur à s’attaquer à la cigarette et à ses fabricants, Daniel Veilleux dispose de peu de moyens. L’ARSEQCA s’est récemment vu refuser trois subventions (deux de Santé Canada et une du MSSSQ) pour la réalisation de projets antitabac. Elle, qui souhaitait faire connaître De Facto au reste du Canada, doit maintenant se contenter de la maintenir en vie (entre autres par le biais d’Internet www.defacto.ca). Projet-pilote de Santé Canada, la campagne médiatique De Facto avait pourtant connu des résultats probants dans la région de Québec et Chaudière-Appalaches.