23 200 inscriptions au Défi « J’arrête, j’y gagne ! »

Grande popularité des participations en solo

Le nombre d’inscriptions au Défi « J’arrête j’y gagne! » a grimpé de 47 % en 2011 alors qu’il diminuait de façon continue depuis 2004. La raison principale de cette hausse étonnante : les participants ont pu s’inscrire seuls.

Les années précédentes, ils devaient plutôt s’inscrire avec un parrain, une marraine ou un autre fumeur. Cette fois, 59 % des quelque 23 200 participants ont opté pour l’inscription en solo !

Rejoindre une nouvelle clientèle

« Trouver un parrain ou une marraine est une contrainte supplémentaire qui pouvait décourager certains fumeurs de participer », note Louise Labrie, conseillère en promotion de la santé à la Direction de santé publique de Montréal et instigatrice du Défi en 2000.

Cette année, les fumeurs ont pu s’inscrire au Défi sans l’aide d’un parrain, sur le site www.defitabac.ca. Ils ont néanmoins été appuyés par des conseils et une communauté en ligne.

Il y a bien des raisons de ne pas vouloir de partenaire pour abandonner la cigarette, le cigare ou la pipe. Certains sont autonomes et individualistes et fonctionnent mieux seuls qu’à deux. D’autres, orgueilleux, rechignent à se faire aider. D’autres encore ne veulent pas annoncer à leur entourage qu’ils ont cessé de fumer pour pouvoir, le cas échéant, recommencer à s’intoxiquer sans se faire sermonner.

Les publicités de la 12e édition du Défi ont introduit un nouvel élément qui a peut-être encouragé certains fumeurs à s’inscrire : des témoignages d’anciens participants qui n’avaient pas recommencé à fumer.

Une aide appréciée

« Je me suis inscrite au Défi en solo en me disant que cela me donnerait une motivation supplémentaire pour arrêter », dit Carolanne Tanguay, une jeune femme de 23 ans qui fumait depuis l’âge… de dix ans et demi. Elle n’a pas regretté son choix. « Le grand prix du voyage en Jamaïque me motivait et j’étais très encouragée par le courriel hebdomadaire J’écr@se, avec son soutien et ses trucs pratiques pour aider à  se passer de la cigarette. »

« Le Défi a été une bonne excuse pour arrêter », dit Jean Desrochers. Lui et sa femme, Céline Desrochers, fumaient tous les deux depuis 38 ans. « Écraser est le cadeau qu’on a décidé de s’offrir pour notre 35e anniversaire de mariage », ajoute-t-il.

Le Défi s’avère une bonne raison pour faire le saut vers une vie sans fumée. Les participants reçoivent notamment une trousse d’aide des pharmacies Jean Coutu, les courriels J’écr@se et une carte postale de félicitations de la Société canadienne du cancer. Tout cela fonctionne. Les statistiques des années passées montrent que deux participants sur trois cessent leur consommation de tabac pendant le Défi. Un an plus tard, environ 25 % des inscrits n’ont pas repris. Pour le plus grand bien de leur santé et celle de leur entourage.

Anick Perreault-Labelle